Gabon : qui est Brice Clotaire Oligui Nguema, le général à la tête du putsch ? Par Kevin Angora

This video grab taken from Gabon 24 shows Gabonese soldiers carrying General Brice Oligui Nguema (C), head of the preisdential guard of ousted President Ali Bongo Ondimba. The head of Gabon's presidential guard Brice Oligui Nguema was carried aloft by hundreds of soldiers who proclaimed him leader on August 30, 2023, according to images broadcast on state TV. The footage, which showed soldiers shouting "Oligui president", was played on a loop following a statement read by a coup leader flanked by army officers announcing the house arrest of ousted President Ali Bongo Ondimba, hours after he was declared the winner of the August 26, 2023 election. - RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / GABON 24" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS (Photo by GABON 24 / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / GABON 24" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Il est célèbre pour son statut de multimilliardaire, son implication dans une affaire de détournements de fonds et ses liens avec les milieux de la drogue des cartels sud-américains-ivoiriens. Brice Clotaire Oligui Nguema a travaillé en tant qu’attaché militaire à l’ambassade du Gabon au Maroc et au Sénégal pendant dix ans avant son actuel poste.

Le président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, joue un rôle important dans l’histoire politique du Gabon contemporain. Quelques minutes après la diffusion des résultats officiels, il a joué un rôle important dans l’annonce de l’annulation du scrutin présidentiel et de la dissolution des institutions gabonaises en tant que Commandant en chef de la Garde Républicaine. Au sein de l’armée gabonaise, ce général est une figure importante.

Il est célèbre pour son statut de multimilliardaire, son implication dans une affaire de détournements de fonds et ses liens avec les milieux de la drogue des cartels sud-américains-ivoiriens. Brice Clotaire Oligui Nguema a travaillé en tant qu’attaché militaire à l’ambassade du Gabon au Maroc et au Sénégal pendant dix ans avant son actuel poste. Selon certaines sources, il aurait vécu durant cette période en tant qu’exilé. Par ailleurs, il a été nommé à la tête de la Garde Républicaine un an après l’AVC d’Ali Bongo en octobre 2018.

Avant d’être promu colonel, il a remplacé un autre colonel à la tête du service de renseignement de la Garde Républicaine. Sous sa direction, des réformes ont été initiées pour renforcer l’efficacité de la Garde Républicaine dans sa mission principale, qui est de maintenir le régime. Les réformes les plus notables incluent la création de la Section des Interventions Spéciales (S.I.S), une unité spéciale dirigée directement par Ali Bongo.

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En augmentant son effectif de trente à plus de trois cents éléments, dont près de cent tireurs de précision, Brice Clotaire Oligui Nguema a considérablement renforcé cette unité. Il a également fourni à l’unité des équipements de pointe et a même composé son chant. Ce chant démontre l’engagement des membres de la SIS à protéger leur président avec dignité et fidélité. Mais Brice Clotaire Oligui Nguema est aussi impliqué dans des affaires controversées. Selon une enquête de l’OCCRP de 2020, il possède plusieurs propriétés aux États-Unis d’une valeur de plus d’un million de dollars. Par exemple, il a acquis une propriété à Silver Spring, dans le Maryland, pour 447 000 dollars en espèces en 2018.

Au Gabon, à un an des élections présidentielles, où l’objectif principal est de préparer l’« après Ali Bongo », Brice Clotaire Oligui Nguema est chargé de préserver le pouvoir d’Ali Bongo, même s’il faut y mettre beaucoup d’efforts. Il prend de plus en plus au sérieux son rôle et soigne son image dans les médias tout en affirmant sa fidélité au président de la République. Ce général de la Garde Républicaine a marqué l’histoire politique moderne du Gabon en organisant un putsch pour renverser la famille présidentielle. Ensuite, il lui reste à assurer la transition politique, à organiser des élections démocratiques présidentielles et à remettre le pouvoir au gagnant.