Violences électorales en Guinée : Le gouvernement sur le bilan réel

Pris de panique, le FNDC se lance dans une campagne de désinformation et d’intoxication des citoyens. Les réseaux sociaux aidant. Après le double scrutin du Dimanche 22 Mars dernier, l’organisation a annoncé un bilan mensonger de 14 morts par balle et plusieurs blessés. Archi faux! au cours d’une conférence de presse animée lundi soir, le ministre de la sécurité et de la protection civile accompagné du directeur national de la police, du contrôleur général Ansoumane Bafoé Camara et du directeur central de la DPJ, Aboubacar Fabou Camara a présenté le bilan réel des violences qui ont émaillé le jour du scrutin et le lendemain.

 » Nous avons enregistré au niveau de nos hôpitaux légalement habilités à recevoir des victimes, quatre victimes et une cinquième victime a été confirmée par la police. Également à Nzérékoré il y a une victime. C’est le bilan des dépouilles qui se trouvent dans nos hôpitaux”, a annoncé le ministre Damantag Albert Camara.

Et si les tireurs étaient des rangs des manifestants.

En prenant la parole au cours de cette conférence, le directeur central de police judiciaire(DPJ) a fait des révélations accablantes contre le FNDC qui manipule à souhait les corps avant de les déposer dans les morgues. « Des personnes qui sont mortes par mort violente certes, mais pas par balle vu la nature des blessures. Mais à l’autopsie, des balles ont été extraites de ces blessures. A l’analyse de ces balles, nous avons constaté que ce sont des balles qui n’ont pas suivi l’effet thermique de tir d’une munition d’arme de guerre. Vous prenez une balle qui est composée de plusieurs éléments, l’élément qui blesse ou qui tue qu’on appelle la balle quand elle est tirée sous l’effet de la poudre qui brûle et qui provoque la pression de sortie du canon, cette balle se trouve à une température très élevée. Donc, tout composant outre que le métal qui se mettrait en contact avec ce métal très chauffé est instantanément brûlé et laisse des traces de brûlure. Soit sur ou quand ça rentre dans le corps chaud, il brûle les premiers éléments biologiques que ça soit du sang, de la chair ou la peau, ces éléments restent collés sur la balle. Et toute trace physique avant que ça n’atteigne son objectif est noircie du fait de la chaleur », a-t-il expliqué le commissaire Fabou.

Ce n’est un secret pour personne, le mensonge est devenu la marque de fabrique du FNDC. Aujourd’hui, le constat sur le terrain prouve à suffisance que le front n’est plus que l’ombre de lui-même. Il y a quelques semaines les responsables du mouvement juraient par tous les dieux sur terre que le scrutin n’aurait pas lieu. Et pourtant, il a bel et bien eu lieu. Malgré le boycott de certains partis de l’opposition et les menaces proférées par-ci par-là, les électeurs guinéens se sont rendus nombreux dans les urnes pour relever le défi lancé. Ceci est un échec cuisant pour le FNDC qui n’a désormais aucune légitimité de parler au nom du peuple aux yeux duquel il a perdu toute crédibilité.

Par moussa Diawara

 

 

 

Moussa Diawara
Journaliste reporter d'images, administrateur Gl à reporterguinee.net Aime le voyage, la lecture, la découverte et le sport