S/Kalinko : Le calumet de la paix est-il fumé ?

Les kalinkois viennent de laver le linge sale en famille. Plusieurs points ont été conclus dans un accord de deux pages entre les deux camps protagonistes pour un dénouement définitif de la crise. Selon notre information, l’accord stipule principalement le vivre ensemble et le retour à la vie normale comme auparavant.

« Après cette réconciliation, pas de provocation, moqueries, ethnocentrisme mais aussi et surtout pas de règlement de compte de tous les deux camps », souligne l’accord.

En plus, les parties signataires soulignent que toute réunion, rencontre au centre sera désormais officielle. Par conséquent, toute autre parallèle est exclue.

Ledit accord fait en présence des autorités locales et des sages des parties concernées interdit tout de même de séjour et d’activité à certaines personnes ciblées pour leurs rôles suspects dans les violences qui ont été enregistrées dans le centre de kalinko.

« nous ne pouvons plus cohabiter avec les cerveaux de cet événement douloureux », peut-on lire dans ce document. En plus, a-t-on ajouté encore: »Tous ceux qui sont impliqués de prêt ou de loin dans cet événement douloureux et malheureux ne doivent plus assumer toute sorte de responsabilité locale ». 

L’on se souvient encore comme hier que la sous préfecture de kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a été victime de violences inouïes au lendemain des élections locales du 04 février 2018. Bilan : officiellement quatre enfants ont péri dans un incendie criminel. Plusieurs maisons et cases ont été pillées, des magasins et des boutiques ont été vandalisés.

Au moins soixante coupables présumés arrêtés dans cette affaire séjournent à l’hôtel zéro étoile de Faranah en attendant leur procès.

Par Moussa Diawara

Moussa Diawara
Journaliste reporter d'images, administrateur Gl à reporterguinee.net Aime le voyage, la lecture, la découverte et le sport