Education: La grève des enseignants levée par un groupe dissident du SLECG 

Un groupe de syndicalistes dissidents ont annoncé à la télévision nationale ce dimanche 3 décembre 2017, la suspension de leur mot d’ordre de grève sur toute l’étendue du territoire national. Il appelle les enseignants et les élèves à regagner les salles de classe à partir de ce lundi 4 décembre.

Selon ce groupe, cette suspension est le fruit de l’implication des leaders religieux notamment le premier imam de la grande mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara et l’archevêque de Conakry, monseigneur Vincent Koulibaly.

L’annonce fait suite à une autre déclaration rendue public ce même dimanche au siège de la COSATREG à Kénien, l’unité d’action syndicale: ONSLG-COSATREG-CGSL-UGTG-UDTG-CGFOG qui apporte son soutien inconditionnel à leurs camarades syndicalistes ayant déclenché la grève des enseignants depuis le 13 novembre dernier.

Dans la déclaration lue par Elhadj Mamadou Saliou Diallo, secrétaire général adjoint de l’ONSLG, l’unité d’action syndicale condamne les propos du ministre de la Justice, garde des Sceaux, du ministre du Travail et de l’Emploi, du ministre de l’Education nationale, ainsi que « les contres vérités » du député Amadou Damaro Camara. Sur la même lancée, ces syndicalistes ont vigoureusement protesté contre la mise à prix de la tête de leur camarade syndicaliste, Aboubacar Soumah.

En outre, les sept structures réunies au sein de l’unité d’action syndicale condamnent le « mutisme », du premier ministre, Mamady Youla dans la gestion de la crise ainsi que les sorties médiatiques du président Alpha Condé qui « confirment » la position du gouvernement vis-à-vis des syndicats.

Par ailleurs, l’unité d’action syndicale a fustigé les actes de « discrimination, de menace, d’intimidation et autres arrestations arbitraires » des enseignants grévistes.

Selon ces structures, toute arrestation ou sanction à l’égard de leurs camardes enseignants grévistes par l’administration scolaire équivaudrait au déclenchement d’une grève généralisée sur toute l’étendue du territoire national.

Sur une autre lancée, l’on constate que le bateau que gouverne Aboubacar Soumah semble prendre l’eau de toute part. Des rumeurs persistantes l’accusent d’avoir reçu des fonds, des denrées alimentaires ainsi que des véhicules venant d’un parti d’opposition. Mais pour l’accusé, « toutes les rumeurs qui sont en train de circuler sur les réseaux sociaux et ondes de radios sont fausses. Elles sont de nature à déstabiliser notre mouvement », a-t-il dit sur une vidéo.

Il qualifie de fausses informations « tout ce qu’on raconte sur les denrées alimentaires, les véhicules et l’argent que je pourrais éventuellement recevoir ». Il accuse à son tour « des camarades dissidents qui étaient hier avec nous, aujourd’hui récupérés par le pouvoir et qui ont pris de l’argent pour essayer de nous déstabiliser ».

Il a fini par lancer un appel à tous les syndicalistes : « Soyons unis et sereins. Restons derrière notre mot d’ordre de grève pour démontrer à la face du monde que nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout dans la qualification du système éducatif et l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants ».

La question qui taraude les esprits est de savoir, qui d’Aboubacar Soumah et du second groupe sera suivi par la base?

Attendons de voir.

Sékou Oumar Gack

Moussa Diawara
Journaliste reporter d'images, administrateur Gl à reporterguinee.net Aime le voyage, la lecture, la découverte et le sport