Côte d’Ivoire: Après Bouaké, la nouvelle mutinerie gagne Abidjan et plusieurs villes du pays

 

Après les tirs entendus dans la nuit de jeudi à vendredi à Bouaké dans le centre de la Côte d’Ivoire, les villes d’Abidjan (capitale économique), Bondoukou (Est), Man (ouest), Guiglo (ouest) , Korhogo (nord) ont été à leur tour frappés par le mouvement déclenché, après la déclaration par un collectif de soldats de renoncer aux primes militaires promises par les autorités, en janvier dernier.

A Abidjan, des tirs ont été entendus, vendredi, au niveau du camp Gallieni dans la commune du Plateau (centre d’Abidjan). Des barrages militaires ont été érigés sur les voies avoisinantes obligeant les voitures à rebrousser chemin.

Dans la même commune, des soldats armés ont exigé la fermeture de certains commerces avoisinants. Des éléments de la Garde Républicaine, partis persuader leurs amis d’arrêter les tirs, ont été refoulés par les mutins.

Au nouveau camp d’Akouedo, dans la commune de Cocody (nord d’Abidjan), des tirs ont aussi été entendus et la voie a été barrée avant d’être libérée.

Selon des témoins joints par téléphone, le mouvement de colère frappe aussi les villes Bondoukou (Est), Man (Ouest), Korhogo (Nord), Guiglo (Ouest) où des tirs ont été entendus et les commerces ont été fermés.

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a convoqué en mi-journée une réunion du Conseil national de la sécurité qui réunit les différents responsables chargés de la sécurité et de la défense.

Les mutins qui avaient, dans un premier temps, ébranlé le pays en janvier, sont des soldats issus de l’ex-rébellion des Forces nouvelles ayant intégré les Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Les Forces nouvelles de Côte d’Ivoire (FNCI) étaient une coalition de mouvements rebelles qui contrôlaient principalement la partie nord de la Côte d’Ivoire entre 2002 et 2007.

Anadolu/Reporterguinee

Moussa Diawara
Journaliste reporter d'images, administrateur Gl à reporterguinee.net Aime le voyage, la lecture, la découverte et le sport