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Transport : Ces chauffeurs qui découpent impunément les tronçons

  • Par admin
  • 13 novembre 2017
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Se déplacer de nos jours à Conakry n’est pas chose facile pour les populations compte tenu des états des voiries urbaines qui engendrent l’embouteillage, le manque de moyens de déplacement en commun mais aussi le découpage volontaire des tronçons par des chauffeurs de taxi et mini-bus. Reportage…

Le découpage des tronçons se constate le long de tous les principaux axes de Conakry et notamment sur l’autoroute Fidel Castro. A l’heure de pointe au grand carrefour de matoto, plusieurs  passagers attendent désespérément  un moyen de déplacement. Pendant plus de 30 minutes, Mohamed Lamine Fall cours derrière les taxis dans le but d’être à l’heure à un rendez-vous important au centre ville. Il nous confie entre deux souffles que le découpage des tronçons par certains chauffeurs  de transports en commun est bien une réalité. « Le découpage des tronçons par les chauffeurs de taxi et de magbana (mini-bus : ndlr)  est remarquable. Ça nous fait beaucoup dépenser. A l’instant même, je viens du km36 mais j’ai payé le triple de mon transport. Vous voyez combien de fois c’est couteux », peste t-il respiration saccadée.  « C’est un phénomène  qui me dégoute tellement. Je suis en route pour le marché madina.  Normalement, c’est 2500gnf le transport dans le magbana mais avec ce système, je payerai le double du transport normal », ajoute à quelques encablures Mandjou Camara. Le déplacement à Conakry  est plus qu’un parcours de combattant. « Quand je sors le matin pour l’université de sonfonia difficilement je trouve un moyen de déplacement pour me rendre à l’heure  et avant d’y arriver je dépense beaucoup. Ce n’est pas facile pour moi en tant qu’étudiant. Tout le monde sait que la vie estudiantine n’est pas facile en Guinée », affirme Seydou Diane, étudiant résidant au quartier Yimbaya. « C’est un phénomène qui fatigue surtout ceux qui vont loin »,  corrobore Alseny Sylla. « Les transporteurs font de n’importe quoi, comme s’il n’y a pas de syndicats des transporteurs ou d’autorité », se désole la couturière Mariame Doumbouya qui plaide en disant: «  il est du devoir des syndicats et du ministère des transports de prendre à bras le corps ce phénomène de découpage volontaire pour le soulagement des citoyens de la capitale ».

Nous avons tenté en vain de rencontrer certains chauffeurs pour répondre aux accusations faites contre eux.

Sidiki Traoré

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