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Préparatifs des législatives : Confrontée à d’énormes défis, la CENI rassure les parties prenantes

  • Par admin
  • 2 juillet 2019
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La première réunion du Comité interpartis (CIP) s’est tenue ce jeudi 27 juin 2019 dans un réceptif hôtelier de Conakry avec l’appui logistique du National democratic institute (NDI). Cette rencontre d’échange a mobilisé près de 150 participants venus des partis politiques de la mouvance et de l’opposition, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, des institutions républicaines ainsi que des associations de presse sans oublier les commissaires de la CENI fortement représentés. Une occasion pour la CENI de présenter aux acteurs du processus électoral les nombreux défis à relever pour la bonne tenue des prochaines législatives.

D’entrée, le vice-président de la CENI, Bakary Mansaré, président du CIP, s’est félicité de la forte présence des acteurs. Il a salué l’appui que le NDI a toujours apporté à son institution. Selon lui, il s’agit pour la CENI de donner d’amples informations sur la mise en place des démembrements, mais aussi sur le processus de recrutement d’un cabinet d’ingénierie pour la fourniture d’une solution complète de gestion du fichier électoral biométrique.

Pour le représentant résident du NDI en Guinée, Paul Amegakpo, le CIP constitue une plate-forme qui permet à la CENI d’échanger et de partager les informations utiles et importantes avec les partis prenantes aux processus électoraux. Il rassure de la disponibilité de son organisation avec l’appui de ses partenaire notamment l’USAID de continuer à appuyer la CENI dans ses activités pour la réussite des élections. Il a émis le souhait de voir le CIP se décentraliser à l’intérieur du pays dans toutes les circonscriptions électorales du pays.

Les défis liés à la mise en place des démembrements

Le directeur adjoint du département démembrements, Boubacar Biro Barry, a énuméré les défis juridiques, techniques et financiers auxquels la CENI est confronté dans la mise en place des démembrements. Il s’agit entre autres : l’application des articles 22 et 23 de la loi L044 portant création, organisation et fonctionnement de la CENI. M. Barry précise que suivant les dispositions de ces articles et après calcul, les membres des démembrements passent de 2 420 à 5052 membres avec tout ce que cela comporte comme traitement salarial. Il a rappelé les difficultés liées aux critères de choix des membres des démembrements. Il a été constaté par la CENI pendant les élections précédentes que certaines personnes désignées par les entités habilités à le faire ne savaient ni lire ni écrire en français. Aussi le taux de participation des membres des démembrements  aux activités électorales est au tours de 30 %, l’insuffisance du nombre de jours accordé à la formation des membres (près de 100 personnes dans une salle pour une journée de formation sur le processus électoral), le non- paiement à temps des démembrements qui entrainent souvent des grèves de certains d’entre eux pendant le déroulement des activités électorales, la maintenance du matériel et l’équipement mis à la disposition des démembrements par la CENI, la vétusté des engins roulants. Selon M. Boubacar Biro Barry, la CENI a fait des propositions de solutions aux différents défis et le CIP est une occasion de les soumettre aux acteurs du processus.

Le cadre juridique

Pour sa part, le Directeur du département juridique, Dr Alhassane Makanéra Kaké, a donné des explications sur le cadre juridique des législatives. Car selon lui, si le droit de vote est reconnu, il faut que l’exercice soit conforme aux dispositions des lois, notamment s’inscrire sur les listes électorales dans les délais prescrits par la loi et corriger des anomalies éventuelles dans les délais. Dr Kaké insiste que la loi prévoie plusieurs aspects concernant le processus. Il s’agit notamment de la convocation des électeurs, de la publication de la liste définitive, de la gestion de candidature, de la fixation et du paiement des cautions, de la distribution des cartes d’électeurs, de l’ouverture et de la clôture de la campagne, du déroulement du vote et de la proclamation des résultats. Il n’a pas manqué d’inviter les acteurs à bien lire et comprendre les dispositions de la loi en matière électorale avant de conclure en disant qu’une irrégularité mineure constatée ne permet pas d’annuler une élection.

Le processus de recrutement d’un cabinet d’ingénierie

La Directrice du département Fichier électoral, Mme Djenabou Touré, a expliqué la procédure choisie par la CENI dans le cadre du recrutement d’un cabinet d’ingénierie chargé de fournir une solution de gestion complète du fichier électoral biométrique. Selon elle, la CENI a constaté qu’en respectant strictement la procédure de passation des marchés, l’on se retrouverait en 2021 pour organiser des élections. C’est pour quoi, justifie-t-elle, son institution a opté pour une consultation restreinte conformément aux dispositions de la loi qui prévoit une dérogation dans ce sens après avis favorable du ministre de l’Economie et des Finances. Pour Mme Touré, l’innovation engagée par la CENI pour la bonne gestion du fichier électoral est une chose essentielle pour notre pays.

A l’issu des présentations, les participants ont exprimé des inquiétudes notamment sur la mise à disposition par l’exécutifs des fonds nécessaires à l’organisation des élections, le manque de communication préalable surtout concernant le recrutement en cours d’un cabinet d’ingénierie, le respect strict des dispositions du Code électoral révisé, la nécessité d’aller le plus vite que possible aux élections législatives entre autre.

Réactions de quelques participants

Au terme des exposés suivis d’un débat ouvert, tendu, mais constructif certains participants ont exprimé leur sentiment.

Morissara Soumaoro du RPG arc-en-ciel : « A travers ce CIP, nous avons constaté la bonne volonté de la CENI à aller aux élections le plus rapidement que possible. Mais il y a des défis liés à la mise en place de ses démembrements. Parce que passer de deux mille à cinq mille, ça veut dire qu’il y aura un problème financier. C’est pourquoi la CENI cherche un consensus entre les acteurs pour la mise en place de ses démembrements afin que les défis financiers soient relevés et que l’on tiennent compte d’autres aspects liés à l’organisation des élections »

Cellou Baldé de l’UFDG : « La présentation des défis liés à la difficulté de mise en place des démembrements, je ne dirais pas que c’est un faux débat, mais tout comme. Puisque étant député à l’Assemblée nationale, je précise que la loi a été promulguée le 7 décembre et le budget a été adopté entre le 30 et le 31 décembre. Le problème, c’est que la CENI a été installé en janvier alors que le budget a été voté. S’il y a une loi votée et promulguée même si cela augmente les dépenses de l’Etat, c’est souvent dit dedans que c’est supporté par le budget. Ce que la CENI devrait faire, c’est de se rapprocher du ministère du Budget, de la commission économie finance de l’Assemblée nationale pour demander que le budget des élections soit réexaminer en fonction de la loi qui a été voté. Puisque la loi a pris en compte la nécessité de la transparence et d’assurer une couverture spatiale de toutes les circonscriptions électorales par la présence des commissaires locaux de la CENI…. »

source:ceni.org.gn

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Journaliste reporter d'images, administrateur Gl à reporterguinee.net Aime le voyage, la lecture, la découverte et le sport

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