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Crise du carburant : Et si on mettait la balle à terre (opinion)

  • Par Moussa Diawara
  • 13 juillet 2018
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Depuis le 1er juillet, la capitale guinéenne vit au rythme des manifestations sociales tous azimuts. Il a fallu que le gouvernement annonce l’augmentation du prix du carburant à la pompe passant de 8 à 10.000Gnf pour que le lendemain les remous sociaux commencent. D’abord par les déclarations des organisations de la société civile et la principale centrale syndicale CNTG-USTG qui dénoncent une prise de décision unilatérale de la part du gouvernement dans la fixation des nouveaux tarifs. Et puisque les appels à un retour aux tarifs précédant semble ne pas être entendu par les autorités, la société civile réunie au sein du mouvement appelé « forces sociales de Guinée »  est passée à la vitesse grand V mardi dernier en appelant à une marche pacifique suivie d’une journée ville morte mercredi.

Toute fois, le bras de fer entre les deux parties ne profite à aucune d’elle car ce sont les pauvres citoyens qui payent les pots cassés au prix fort. Les citoyens au nom des quels Etat, acteurs de la société civile et syndicats disent se battre pour le bien être.

Par ailleurs, de violentes manifestations sociales ont éclaté au Port-au-Prince en Haiti la semaine dernière à cause de l’augmentation du prix des produits pétroliers. En prenant la mesure des manifestations qui prenaient presque l’allure d’une insurrection populaire, le Premier ministre Haitien a fait un rétropédalage annonçant le retour aux anciens tarifs. Certes, l’adage qui dit que « la comparaison n’est pas raison » vaut son pesant d’or. Mais le cas du Haiti devrait servir de leçon à l’Etat guinéen car il ne gagnera rien en restant campé sur sa position. Ceci dit, les protestataires quant à eux doivent mettre la balle à terre en évitant surtout d’attiser la braise par des propos va-t-en-guerre dans un pays où le tissu social est mis à mal. Donc, la priorité devrait être donnée à la négociation entre les différents protagonistes : Etat, organisations de la société civile et syndicats comme seul moyen pour sortir de cette impasse.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la Guinée n’a fait que rattraper le retard sur les prix des produits pétroliers. Dans la sous région Ouest africaine, elle avait le carburant le moyen cher. Ce qui à valu à un moment donné sa convoitise par des trafiquants transfrontaliers opérant principalement dans les pays limitrophes.

En attendant de trouver une solution, c’est tout un pays qui retient son souffle dans l’espoir d’un dénouement rapide et heureux de la crise les jours suivants.

Par Moussa Diawara

 

 

 

 

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Journaliste reporter d'images, administrateur Gl à reporterguinee.net

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